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lunedì 18 luglio 2016

LETTERA A COLORO CHE SANNO: NIZZA

Après Nice, lettre à ceux qui savent – Libération

A Nice, sur la promenade des Anglais au lendemain de l’ attaque terroriste du 14 juillet. Photo Olivier Monge.Myop pour Libération
liberation.fr – Edito – Après Nice, lettre à ceux qui savent. Nous sommes tous démunis. Le reconnaître, c’est aussi accepter de se mettre au niveau de l’autre pour réfléchir ensemble. – Par David Carzon
ÉditoIl y a ceux qui savent ce qu’il aurait fallu faire pour éviter le drame de Nice. Ceux qui savent ce qu’il faudrait faire pour que ce drame ne se reproduise pas. Il y a ceux qui disent qu’il faut poursuivre l’état d’urgence, ceux qui disent qu’il faut aller plus loin, et ceux qui disent que ça ne sert à rien.
Il y a ceux qui polémiquent inutilement et ceux qui dénoncent ceux qui créent des polémiques inutiles. Il y a ceux qui savent ce qu’il aurait fallu dire ou montrer. Il y a ceux qui savent avant d’avoir des preuves. Il y a ceux qui nient même après.
Ne les croyez pas. S’il y a bien une chose que l’on sait, c’est que l’on ne sait rien. On ne sait plus rien. Il faut avoir l’humilité de le dire, de le reconnaître, l’accepter. Nous faisons face à une menace nouvelle et inconnue qui frappe encore d’autant plus fort qu’on la croit affaiblie.
Notre logiciel commun pour tenter de comprendre le monde est cassé, les politiques devraient arrêter de parler comme s’il s’agissait de commenter et de proposer des recettes dont on sait qu’elles ne répondent pas aux inconnues qui se dressent devant nous.
Nous sommes tous démunis. Le reconnaître, c’est aussi accepter de se mettre au niveau de l’autre pour réfléchir ensemble.
La plus grande victoire de l’Etat islamique – ou de toute autre entité radicale – sera de diviser notre société et de donner à croire que des actes isolés ou préparés peuvent faire sombrer une démocratie tout entière. Au lieu de jouer à ceux qui savent, les politiques devraient se rassembler autour de nos maigres certitudes et de nos grandes convictions pour construire une réponse commune, de tracer une voie, construire une digue sur laquelle se briseront ceux qui veulent nous défaire.
C’est ce qu’on attend de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire. Appeler à une unité nationale de façade ne servira pas plus que proposer des solutions toutes faites, irréalistes et démagogiques.
Faire de la politique ne peut plus se limiter à conquérir le pouvoir à tout prix et à se draper dans les habits de l’homme (ou de la femme) providentiel (le). Surtout en période d’incertitudes et chaos. L’essentiel est bien aujourd’hui de faire front commun. Réellement.

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