IL MIO BLOG E' AD IMPATTO ZERO DI CO2

IL MIO BLOG E' AD IMPATTO ZERO DI CO2

Cerca nel blog

Caricamento in corso...

lunedì 11 luglio 2016

IL SUD SUDAN E' DISASTRATO

Soudan du Sud : à Juba, au cœur de l’escalade meurtrière – Libération

Un membre de l’Armée populaire de libération du Soudan, en avril 2016.Photo Albert Gonzalez Farran. AFP
liberation.fr – Soudan du Sud : à Juba, au cœur de l’escalade meurtrière. Notre envoyée spéciale, l’une des rares journalistes présentes dans la capitale, raconte les affrontements qui auraient fait au moins 272 morts ce week-end. – Par Patricia Huon, envoyée spéciale à Juba (Soudan du Sud)
Des explosions qui résonnent dans la ville, des échanges de tirs nourris, des hélicoptères qui tournoient dans le ciel… Ces bruits sont trop familiers au Soudan du Sud pour permettre le doute.
Le pays vient de replonger dans la guerre. Au moins 272 personnes auraient été tuées ce week-end, dont 33 civils, assure l’agence Reuters, citant un responsable du gouvernement. Un bilan impossible à confirmer ou à infirmer tant la confusion sur place est grande. Et les sources peu fiables.
D’autres se barricadent chez eux. L’aéroport est fermé, les routes sont bloquées, aucun véhicule ne circule à part ceux des militaires. «Des voisins ont fui, on me dit qu’il y a des corps dans les rues. Je préfère rester à l’intérieur. Je ne bouge pas», explique un résident de la capitale joint par téléphone. Les portables sonnent, chacun tente de s’informer sur la situation, de vérifier les rumeurs qui circulent et de prendre des nouvelles de proches. Le réseau saturé ajoute à l’incertitude et la panique.

Des combats autour du palais présidentiel

Le retour du chef rebelle Riek Machar à Juba, fin avril, et sa nomination au poste de vice-président dans un gouvernement de transition, avaient marqué une étape importante dans la tentative d’application d’un accord de paix accouché au forceps en août 2015. Mais les deux armées qui se sont affrontées pendant trente mois, désormais forcées de cohabiter dans une même ville, s’observaient avec méfiance et il ne fallait qu’une étincelle pour relancer le conflit.
Celle-ci a pris la forme d’un accrochage, jeudi soir, entre des soldats fidèles au président Salva Kiir (Armée populaire de libération du Soudan, APLS)et des hommes de l’ancienne rébellion, à un barrage routier. Cinq militaires de l’APLS ont été tués.
Vendredi, le Président et ses deux vice-présidents, Riek Machar et James Wani Igga, se retrouvent pour discuter des événements de la veille. La réunion tourne court. Des combats éclatent autour du palais présidentiel entre soldats des deux camps. Preuve, s’il en fallait, du peu de contrôle que Salva Kiir et Riek Machar ont sur certains éléments de leurs troupes.
Les affrontements s’étendent à d’autres parties de la ville et font au moins une centaine de morts parmi les militaires, selon plusieurs sources. Salva Kiir et Riek Machar appellent au calme et leurs partisans évitent, pour une fois, les déclarations incendiaires. La journée de samedi est calme et Juba reprend son souffle. L’accord de paix n’est pas encore totalement mort… jusqu’au lendemain matin.
Des corps dans la rue
Dimanche, vers 8h30, des tirs retentissent à l’ouest de la ville, près de Jebel, là où se trouve le camp de Riek Machar et d’une bonne partie du millier de soldats qu’il a ramené avec lui à Juba. Un porte-parole de l’opposition affirme, sur son profil Facebook, qu’il s’agit d’une attaque contre le camp des ex-rebelles, qui a été repoussée. «[Nous avons] capturé trois chars des forces du président Salva Kiir. […] Leurs hélicoptères ont arrêté leurs bombardements après que l’un d’entre eux a presque été abattu», écrit-il.
Le cycle de violence est enclenché, les appels à la vengeance se multiplient sur les réseaux sociaux alors que des combats éclatent à divers endroits de la capitale. Des milliers de civils se réfugient sur les bases de l’ONU, situées à l’ouest (non loin du camp de Riek Machar) et près de l’aéroport. Ces deux zones sont particulièrement touchées par les affrontements.
«Il y a eu des affrontements entre nos soldats et les forces de l’opposition, mais je ne peux pas confirmer qui a commencé à tirer et pourquoi, dit le porte-parole de l’armée, Lul Ruai Koang. Maintenant, la situation est sous contrôle.» Mais des tirs continuent de se faire entendre à Juba. Et les événements de ces derniers jours laissent craindre un nouveau bain de sang.

Nessun commento:

Posta un commento